Auréline Caltagirone ( Besset - 09)
1er semestre 2026 en résidence : invitation pour la création et la conception d'un parcours-exposition personnel au Musée gallo-romain Villa Loupian et sur la F.L.A.C. de l'Espace o25rjj.
DISCORDANCE de Auréline Caltagirone
Musée gallo-romain Villa Loupian
et
sur la
F.L.A.C. de l'Espace o25rjj
[ VERNISSAGE ] Vendredi 19 juin à 18h30
Parcours-exposition sur 2 lieux à Loupian (34) à voir du 19 juin au 14 septembre 2026
[ CONFERENCE ] Dimance 21 juin | 15h | durée : 45 min.
«Fouiller le présent : l’archéologie comme fiction critique »
de Auréline Caltagirone à l’occasion du week-end d'ouverture de l'exposition.
L’artiste présentera comment les protocoles scientifiques de l’archéologie peuvent être détournés, réappropriés au service de l’expérimentation artistique et d’une critique de notre contemporanéité.
Projet à suivre ci-dessous
Cette résidence est soutenue entre autres par Sète Agglopôle Méditerranée et la Région Occitanie Méditerranée
Nous tenons à remercier Echangeur 22 à St Laurent des arbres (30) et La Palanquée à Sète (34) pour leur soutien pour la production d'oeuvres spécifiques pour l'exposition.
Offre de stage : assistant.e au montage de l'exposition en juin 2026 |
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Auréline Caltagirone vit et travaille à Besset en Ariège.
Dans ma pratique artistique, je m'inspire des objets du quotidien et je questionne la manière dont ils sont produits et conditionnent les comportements humains. En embrassant à la fois des techniques traditionnelles et les nouvelles technologies, je conçois des œuvres à mi-chemin entre l'art et le design, prenant la forme d'objets manifestes, de sculptures et d'installations.
J'explore une large gamme de médiums, tels que la vidéo, l'impression 3D, le métal, la tapisserie, et la céramique, mon matériau de prédilection. Je tente de réactiver des éléments négligés, de réanimer des savoir-faire oubliés et de leur offrir de nouvelles narrations, afin de souligner la relation évolutive que l'Homme entretient avec son environnement matériel. En explorant l'archéologie expérimentale. Je confronte la réalité du présent à des contextes anachroniques. Je m'immerge dans un territoire, dans ses coutumes et dans les récits qui l'incarnent, puis fusionne éléments de fictions et mémoire collective, pour mettre en lumière des liens entre le passé, le présent et le futur.
Je greffe, assemble, confronte des formes, des pratiques et des techniques pour créer des objets hybrides et spéculatifs. Ils cristallisent ma réflexion sur les paradoxes présents dans notre système actuel et nous invitent à reconsidérer l'empreinte que laissera notre société. J'invite le spectateur ou l'usager à questionner la manière dont nous façonnons notre avenir collectif, et à réfléchir profondément sur la durabilité de notre culture.
Pour en savoir plus sur l'artiste
Introduction à la note initiale d'intention de l'artiste (extrait) :
L’exposition interrogerait la façon dont le passé affleure parfois au cœur du présent, plaçant nos paysages matériels, culturels et symboliques dans une friction constante, un va-et-vient entre ce que l’on retient et ce que l’on oublie, ce que l’on découvre et ce que l’on recouvre.
Elle mettrait en confrontation des matériaux et des gestes contemporains, afin de questionner les traces que notre civilisation est en train de produire et ce qu’elles diront de nous. En montrant comment nous construisons, réparons, détruisons et recyclons, l’exposition souhaite inviter à considérer nos pratiques comme des indices sur nos valeurs, nos hiérarchies et nos décisions.
À travers une archéologie inversée, l’exposition veut mettre en regard des protocoles scientifiques liés à la discipline archéologique (stratigraphie, fouille, restauration) et des gestes contemporains (BTP, recyclage, production industrielle), afin de montrer la parenté des actions et des matériaux et d’interroger la frontière entre construction et ruine. L’exposition illustrerait la notion d’hantologie, employée par Jacques Derrida, pour donner à voir un présent traversé par les survivances du passé, où les formes anciennes hantent nos objets, tandis que nos productions actuelles deviennent déjà des vestiges en devenir. L’exposition interrogerait la façon dont le passé affleure parfois au cœur du présent, plaçant nos paysages matériels, culturels et symboliques dans une friction constante, un va-et-vient entre ce que l’on retient et ce que l’on oublie, ce que l’on découvre et ce que l’on recouvre.
Elle mettrait en confrontation des matériaux et des gestes contemporains, afin de questionner les traces que notre civilisation est en train de produire et ce qu’elles diront de nous. En montrant comment nous construisons, réparons, détruisons et recyclons, l’exposition souhaite inviter à considérer nos pratiques comme des indices sur nos valeurs, nos hiérarchies et nos décisions.
À travers une archéologie inversée, l’exposition veut mettre en regard des protocoles scientifiques liés à la discipline archéologique (stratigraphie, fouille, restauration) et des gestes contemporains (BTP, recyclage, production industrielle), afin de montrer la parenté des actions et des matériaux et d’interroger la frontière entre construction et ruine. L’exposition illustrerait la notion d’hantologie, employée par Jacques Derrida, pour donner à voir un présent traversé par les survivances du passé, où les formes anciennes hantent nos objets, tandis que nos productions actuelles deviennent déjà des vestiges en devenir.
Suivi de résidence
Pour cette première période de résidence sur le territoire, le programme a été chargé : réunion administrative avec le musée pour la présentation du pré-projet de l’exposition d’été 2026, concrétisation du partenariat avec Aurore Rey, responsable du Fablab du tiers-lieu La Palanquée à Sète, pour la production de pièces pressenties pour l’exposition. Pour la petite histoire, en 2024, l'Espace o25rjj fait partie du jury du "Défi Digital" proposé par le fablab, c'est là que Pascale Ciapp découvre sur dossier le travail et la démarche d'Auréline Caltagirone. Un an plus tard, elle invite l'artiste à concevoir et réaliser un parcours-exposition entre le musée archéologique et la F.L.A.C..
Accompagnée par le directeur du musée, Selim Benalioua, Auréline s’est longuement plongée dans la bibliothèque du musée archéologique pour des recherches. Cette période a également été l’occasion de s’entretenir avec Christophe Pellecuer, Conservateur général honoraire du patrimoine, spécialité Archéologie à la DRAC Occitanie pour échanger sur ce qui questionne l’artiste dans son travail, le processus de la fouille de l’excavation et de la conservation dans l’archéologie.
En début d’année, l’artiste à lancer une collecte de récupération d’os de poulet, son travail artistique s’intéresse en autres, aux traces géologiques que notre société laissera derrière elle.
La consommation massive de poulets (25 milliards d’individus vivants à un instant donné) est devenue un marqueur de l’anthropocène et produira les fossiles emblématiques de notre époque.
Auréline propose d’anticiper ces vestiges en créant des artefacts du futur à partir d’ossements collectés aujourd’hui.
Dans la cuisine partagée de l’Espace o25rjj, Auréline fait une préparation très singulière des os collectés qui serviront pour la production d’une pièce pour le musée.
Recherches de formes pour la conception d’un moule pour la réalisation d’une amphore, projet qui sera développé lors de la résidence à Echangeur22, lieu partenaire pour la production de pièces pour le projet.
Réalisation d'un moule d'amphore à la résidence d'artistes Echangeur22 à St Laurent-des-arbres (30) partenaire pour la seconde année de l'Espace o25rjj dans le cadre du projet d'exposition au musée archéologique de Loupian.
Recherches pour la réalisation de fragments de mosaïques en céramique issus de pratiques, moulages, gestes contemporains pour un rendu à l'esthétique du "fake antique" relatif à la production en chaine actuelle voire industrielle.
Retour sur Loupian pour une visite technique du site accompagné par Selim Benalioua, directeur du musée.
Pour son vocabulaire plastique et ses recherches de matériau, l’artiste s’inspire des pratiques du BTP. Elle s’appuie sur ce cryptage visuel du paysage que constituent matériaux, outils, engins comme décor de chantier classique et/ou d’archéologique tout jouant à brouiller les pistes en superposant les strates temporelles de lecture.
Pour sa pièce « Le banquet flottant » , l’artiste cherche à récupérer des objets destinés à l’enfouissement : direction la Ressourcerie Re'n'art, à Pézenas et rencontre avec Béa qui justement cherche à mettre en relation artistes et matériaux de ressourcerie à donner plutôt que de les jeter pour finir en enfouissement.
Pour la réalisation de ses « mosaïques anachroniques » l’artiste a l’intention de reprendre l’esthétique antique des médaillons présents sur le site avec des tesselles taillées dans des rebuts de chantier. Pour comprendre, apprendre et s’approprier les gestes ancestraux de la taille de la tesselle issus de la fabrication mosaïque traditionnelle, Auréline rencontre dans son atelier à Sète Nadège Lepot, artisanne mosaïste.
Et dans les ateliers de l'espace o25rjj, les pièces prennent forme dans l'attente de leur installation au musée...
à suivre...
DISCORDANCE de Auréline Caltagirone
Musée gallo-romain Villa Loupian
et
sur la
F.L.A.C. de l'Espace o25rjj
[ VERNISSAGE ] Vendredi 19 juin à 18h30
Parcours-exposition sur 2 lieux à Loupian (34) à voir du 19 juin au 14 septembre 2026
[ CONFERENCE ] Dimance 21 juin | 15h | durée : 45 min.
«Fouiller le présent : l’archéologie comme fiction critique »
de Auréline Caltagirone à l’occasion du week-end d'ouverture de l'exposition.
L’artiste présentera comment les protocoles scientifiques de l’archéologie peuvent être détournés, réappropriés au service de l’expérimentation artistique et d’une critique de notre contemporanéité.
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